25 Les prescripteurs témoignent
 
 
 Ce qu'en disent les juges :
 
« Je dis souvent qu'un licenciement est parfois ressenti comme un divorce. Le salarié perd non seulement son salaire, mais aussi son cadre de vie, ses repères. Avec l'aide du médiateur, les parties peuvent s'expliquer et le chef d'entreprise reprendra en main la gestion de son personnel. […] il est temps pour notre justice de dépasser la notion de duel judiciaire. La dignité de l'individu s'épanouira quand les décisions qui concernent parfois son existence se trouveront dans ces propre mains. »
Béatrice BLOHORN-BRENNEUR, Présidente de la Chambre à la Cour d'Appel de Grenoble.
 
« J'ai toujours mis un point d'honneur à placer la médiation sous les auspices de Saint Thomas d'Aquin : mon but n'est pas de convaincre mon adversaire mais de m'unir à lui dans une vérité plus haute. »
Pierre DRAI, Premier Président Honoraire  de la Cour de Cassation.
 
« L'idée de médiation comme mode alternatif au procès pour le règlement des litiges est une donnée permanente de toutes les civilisations, depuis les premiers temps ; il suffit d'évoquer Plutarque, opposé à tout juridisme excessif, Saint-Paul dans l'épître aux Corinthiens qui fait reproche aux chrétiens de ne pas faire arbitrer leurs différends par l'un des leurs ; il en est de même pour l'ancien régime très justement illustré par la phrase de Mazarin « ce que tu peux régler pacifiquement, ne cherche pas à le régler par la guerre ou par un procès. »
Gérard PLUYETTE, Président de Chambre à la Cour d'Appel de Paris.
 
« Il faut bien admettre qu'en terme d’efficience, le procès présente certains inconvénients autant pour les particuliers que pour les entreprises. Le premier est celui de la longueur... Le second est celui du coût, non seulement dans son montant mais aussi dans son imprévisibilité. Le troisième inconvénient tient à l'incertitude de la solution ; incertitude quant à la date du prononcé, quant à son contenu, quant à son exécution. En évitant la rupture, la médiation préserve l'avenir... Pour l'observateur, les adversaires se transforment en partenaires pour la recherche d'une solution.
Nous voudrions faire partager notre forte conviction que dans ces idées se trouvent les germes d'une justice moderne, proche des citoyens et répondant à leurs besoins. »
Guy CANIVET, Premier Président de la Cour de Cassation.
 
« La conciliation présente un intérêt certain pour le justiciable dans la mesure où elle peut permettre de régler complètement un litige au lieu de lui apporter une solution juridiquement satisfaisante mais concrètement frustrante pour l'une des parties voire toutes les parties. »
Françoise DUCAROUGE, Présidente du Tribunal Administratif de Versailles.
 
« La médiation offre aux parties un espace de dialogue et un temps de compréhension du conflit, qui permet la réorganisation de relations nouvelles. Avec l'aide du médiateur, véritable catalyseur de la communication, des solutions vont pouvoir émerger des parties elles-mêmes. Le problème sera traité là où le plus souvent il se situe : au niveau de la relation des parents. »
Danièle GANANCIA, Juge aux affaires familiales au TGI de Nanterre.
 
 
Ce qu'en disent les avocats :
 
"La médiation est vieille comme le monde et au moins aussi ancienne que le litige. Cette solution pacificatrice de règlement des conflits réapparaît aujourd'hui pour répondre à une demande quotidienne réelle et concrète des particuliers et des entreprises."
 
"Un nombre croissant de clients privilégie la recherche d'une solution négociée à leurs problèmes parce que librement acceptée et surtout plus rapide."
 
"Ce qui manque le plus à la justice, c'est le temps. Il faut redonner le temps aux gens. Le temps de l'écoute et de la compréhension."
 
"Les parties en médiation sont de nouveau réhabilitées dans leur rôle de sujets ou d'acteurs, alors que dans un procès elles ne sont plus que les objets d'une décision judiciaire souvent incomprise et mal vécue. Je ressens de plus en plus chez mes clients une exigence de transparence et d'explication par rapport aux démarches introduites."
 
"La complexité de la législation, l'encombrement des juridictions ont pour corolaire une incompréhension grandissante des justiciables face aux décisions judiciaires rendues, leur sentiment n'avoir été ni écoutés ni compris et en définitive de ne pas avoir vidé réellement leur contentieux. Même lorsqu'il a gagné le client reste encore souvent pétri de refus, de négation et de vindicte."
 
"Accepter la médiation, c'est préserver avec l'autre partie des relations humaines viables ce que le procès rend difficile la plupart du temps où l'on constate une radicalisation des positions."
 
"J'ai vu au cours des médiations, les parties évoluer physiquement et elles l'ont fait naturellement, spontanément. Les sièges se rapprochent, les parties se mettent à parler entre elles, cela fonctionne, c'est très net !"
 
"L'action judiciaire est dans mon esprit la phase ultime de règlement d'un différend et n'intervient qu'en cas d'impossibilité de trouver un accord."
 
"La médiation ne concurrence pas l’édifice judiciaire mais le complète pour rendre au juge sa véritable dimension : le recours ultime à la loi lorsque les efforts de l’homme ont échoué."
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