25 Cas de résolution amiable - Conflit familial

 

A propos d'un divorce...

Monsieur et Madame Desmoulins*, mariés en 1990 ont deux enfants, 10 et 12 ans. Ils sont divorcés depuis 2002. Une décision a organisé l'exercice de l'autorité parentale, la résidence et le droit de visite et d'hébergement.

La mère a fait appel et, devant la cour, le père a demandé que les enfants soient entendus par le juge en raison des difficultés relationnelles avec leur mère.

Les parents ont accepté la médiation familiale confiée au CYM sur proposition du juge.

Monsieur Desmoulins a pu exprimer combien ce divorce qui durait depuis 3 ans, était éprouvant. Il a regretté les mensonges et que les enfants soient au milieu du conflit.

Il souhaite que la mère se préoccupe plus des besoins des enfants et arrête de ne parler que d'argent.

Madame Desmoulins a reconnu que le divorce était très conflictuel. Elle reproche au père d'avoir fait état d'attestations contre elle.

Elle considère qu'il manipule les enfants et qu'il veut la dévaloriser dans son rôle de mère.

Elle pense qu'il demande la résidence alternée par désir de vengeance.

Elle a besoin d'être reconnue dans son rôle de mère qu'elle a assuré pendant plusieurs années, ce qu'il l'a empêchée de travailler.

Aujourd'hui, elle est endettée et demande une compensation financière.

Les séances de médiation ont permis à Monsieur et Madame Desmoulins de se reconnaître l'un et l'autre comme parents à part entière.

Un accord a été trouvé pour une résidence alternée. Monsieur Desmoulins a accepté que la mère continue à porter son nom.

Un protocole rappelant ces dispositions a été rédigé et signé par les personnes, en présence des avocats. Ces derniers l'ont transmis au juge en vue de son homologation.

*Les médiations se déroulant sous le sceau de la confidentialité, les noms ont été modifiés.

 

A propos d'une succession...

Monsieur Bernard* est décédé, laissant trois enfants :

 - un fils aîné Paul, fils de sa femme qu'il a adopté, lui-même décédé et laissant deux petits-enfants,

 - un autre fils Louis,

 - et une fille Léa.

Désireux de régler les différends existant entre eux, ils ont recours au CYM.

Louis souhaite un partage équitable et a besoin d'être valorisé et reconnu, s'estimant lésé par rapport à ses frère et sœur alors qu'il considère qu'il a soutenu ses parents dans leur fin de vie.

Selon lui, Paul aurait détourné des sommes importantes du patrimoine de ses parents qu'il aurait laissé dans le dénuement.

Léa souhaite être reconnue par la fratrie dans son rôle de soutien lorsque ses parents étaient âgés et malades. Elle souhaite un apaisement et une réparation.

Les petits-enfants représentant leur père Paul, conscients que leur père devait beaucoup d'argent à ses parents, ont refusé sa succession.

Plusieurs séances de médiation ont été nécessaires pour permettre à chacun d'une part, de s'exprimer

- sur l'histoire familiale et les blessures ressenties au cours de cette histoire,

- sur la place de chacun auprès des parents,

et d'autre part, de dialoguer et de permettre à chacun de se voir reconnaître une place et un rôle auprès des parents défunts.

Les relations s'étant apaisées, chacun a pu exprimer ses besoins, des solutions ont pu s'élaborer, un accord global a été trouvé entre ces personnes.

*Les médiations se déroulant sous le sceau de la confidentialité, les noms ont été modifiés.

 

A propos d'une médiation liée à un problème de dépendance...

Monsieur Brun* s'est occupé de ses parents depuis 5 ans lorsque son père est tombé malade. A 57 ans, venant de divorcer, il est venu s'installer à 50 mètres de chez eux en acquérant un bel appartement dans une résidence à Fontenay-le-Fleury. Au décès de son père, un an après son installation, sa mère a souhaité rester vivre dans sa maison malgré des problèmes de santé et un début de plainte mnésique (troubles de la mémoire). Monsieur Brun s'est occupé de tout. Sa sœur ainée, vivant dans le Val-de-Marne l'aidait de temps à autre, mais étant peu disponible devant elle-même s'occuper de son mari. Leur frère cadet, âgé de 48 ans, habite en province.

Monsieur Brun vient d'apprendre qu'il doit commencer une chimiothérapie. Sa sœur et lui aimeraient que leur mère entre en maison de retraite et vende la maison familiale qu'ils partagent en indivision avec leur mère qui en a également l'usufruit. Le frère cadet s'y oppose.

C'est l'assistante sociale de l'hôpital de Plaisir qui oriente M. Brun vers le Centre Yvelines Médiation. Après plus de deux mois d'échanges en prémédiation, pendant lesquels le frère cadet tergiverse, la médiation familiale se met en place, le dernier bilan de santé de leur mère présentant un début de démence de type Alzheimer.

Trois séances de médiation familiale ont été nécessaires, les deux premières en la présence des enfants uniquement. Ils ont pu discuter de la réalité de la situation, de leurs difficultés, de ce qu'ils souhaitaient et de ce qu'ils pouvaient faire. La dernière séance eu lieu en présence de leur mère. En définitive, il a été décidé de laisser leur mère le plus longtemps possible (à son domicile actuel) avec les aides appropriées. En parallèle, et avec son accord, ils ont décidé de visiter des maisons médicalisées en cas de nécessité. Ils sont parvenus à un accord pour vendre le bien immobilier lors de son entrée en maison médicalisée.

*Les médiations se déroulant sous le sceau de la confidentialité, les noms ont été modifiés.

 

A propos d'une grand-mère et des petits-enfants...

Madame Martin*, grand-mère ne voyant plus sa fille et ses petits-enfants depuis plusieurs mois décide de mettre en place une médiation familiale plutôt que de saisir le juge. Yvelines Médiation contacte sa fille pour la mise en œuvre de cette médiation.

Plusieurs entretiens téléphoniques entre le Centre et la fille ont été nécessaires pour qu'elle accepte de venir en médiation avec sa mère.

Les séances de médiation ont permis à la mère et à la grand-mère de s'exprimer sereinement et de reconnaître les souffrances et les ressentis de l'autre.

La grand-mère et la mère ont pu, au cours des différents rendez-vous, renouer le dialogue et s'exprimer. La présence du médiateur a permis la reconnaissance mutuelle.

La fille, Madame Germain*, a exprimé le fait qu'elle ne souhaitait plus que sa mère se mêle de sa vie privée et a demandé qu'elle ne contacte plus son ex-conjoint. Elle a expliqué qu'elle avait le sentiment d'être trahie par sa mère.

Cette clarification a conduit la grand-mère à reconnaître le ressenti de sa fille. De plus, elle a essayé de la rassurer en lui faisant comprendre qu'elle n'avait pas cherché à lui nuire. La grand-mère a proposé de s'abstenir dorénavant d'être en contact trop souvent avec l'ex-conjoint de sa fille. Elle s'engage à préserver la nouvelle vie privée de sa fille.

Puis la grand-mère, à son tour, a exprimé sa souffrance de ne pas pouvoir rencontrer ses petits-enfants. Madame Germain, ayant été reconnue dans ses besoins, a pu entendre les besoins de la grand-mère, notamment partager des moments de vie avec ses petits-enfants.

La mère et la grand-mère ont établi un calendrier afin que la grand-mère puisse rencontrer ses petits-enfants.

A la fin du rendez-vous, les petits-enfants ont rejoint leur mère et leur grand-mère qui leur ont expliqué ce qui avait été convenu.

Ils ont pu exprimer leur joie de revoir leur grand-mère.

Un protocole d'accord a pu être élaboré selon lequel la mère acceptait que ses enfants voient régulièrement leur grand-mère, laquelle en contrepartie s'engageait à respecter la vie privée de sa fille.

*Les médiations se déroulant sous le sceau de la confidentialité, les noms ont été modifiés.

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